Contrées partitionnelles et partages du sensible / Partitional Regions and the Distribution of the Sensible

Julie Sermon

PRÉSENTÉE PAR / PRESENTED BY UNIVERSITY OF TORONTO PRESS JOURNALS (UTPJ)


Transcript in English with Audiodescription

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Vidéo en français et LSQ  / Video in French and LSQ

Partie 1

Vidéo de Julie Sermon, “Contrées partitionnelles et partage du sensible”, partie 1 (en français)

Partie 2

Vidéo de Julie Sermon, “Contrées partitionnelles et partage du sensible”, partie 2 (en français)

Transcription en français / French Transcript

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Podcast in English / Baladodiffusion en anglais

Podcast of English translation of Julie Sermon’s talk

English transcript of Julie Sermon’s talk

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Résumé

Le terme de « partition », dont l’usage fut longtemps réservé au champ musical, a été investi dès la fin du XIXe siècle et de manière accrue à partir des années 1960 par d’autres disciplines artistiques, au premier rang desquelles la poésie, le théâtre, la danse et la performance. Après plus d’un siècle d’expérimentations, un constat s’impose : la diversité des formes que peuvent prendre les partitions n’a d’égale que la pluralité des discours et des fonctions qui peuvent leur être associées. S’il n’est pas possible – ni souhaitable – de réduire cette hétérogénéité à une formule théorique générale, on peut en revanche mettre en évidence des lignes de force, des zones de concentration, des enjeux communs, en s’attachant notamment :

  • aux traits constitutifs des partitions (leur degré d’ouverture ou de fermeture, de simplicité ou de complexité, de stabilité ou de variabilité, d’homogénéité ou d’hétérogénéité) ;
  • au moment où elles interviennent dans le processus de création(en amont, en aval, au cours) et à la fonction qu’elles endossent vis-à-vis de l’œuvre (conceptualisation, planification, archive…) ;
  • et enfin, à la manière dont elles définissent les rôles et organisent les rapports des différentes instances (auteurs, metteurs en scène / chorégraphes, performeurs / interprètes) engagées dans ces processus.

En analysant les formes concrètes que prennent les partitions, leurs modalités de production, ainsi que les fonctions, théoriques et pratiques, poétiques et symboliques, qui leur sont attachées, je proposerai de distinguer trois grandes « contrées » partitionnelles – ce terme de contrée renvoyant à l’idée d’un territoire artistique caractérisé par un ensemble de tendances (esthétiques et politiques) et de conditions (géographiques et historiques, matérielles et intellectuelles) dont je tâcherai, à chaque fois, de tracer les contours.

In fine, il s’agira pour moi de montrer que la partition s’impose comme un objet et un concept artistique majeur, s’articulant aux – et participant des – principaux renouveaux et questionnements esthétiques et politiques qui ont marqué les arts vivants, du tournant du 20e siècle à aujourd’hui.


Summary

The term “partition,” which was long reserved for the field of music, was taken up at the end of the nineteenth century, and increasingly in the 1960s, by other artistic disciplines, notably poetry, theatre, dance, and the performing arts. After more than a century of usage in a range of artistic disciplines, one notes that: the diversity of forms that partitions can take is matched only by the plurality of the discourses and functions that are associated with them. If it isn’t possible, or even desirable, to reduce this heterogeneity to a general theoretical formula, we can nevertheless begin to categorize some of the ways “partition” has been mobilized across artistic disciplines by paying particular attention to:

  • the distinguishing traits of partitions (their degree of openness or closedness, of simplicity or complexity, of stability or variability, of homogeneity or heterogeneity);
  • the moment in which they intervene in the creative process (before, after, during) and the role they play vis-à-vis the work (conceptualizing, planning, archiving…);
  • and finally, the way in which they define roles and organize relations between the people (writers, directors/choreographers, performers/actors) engaged in these processes.

By analyzing the different forms that partitions can take (their modes of production as well as the functions—theoretical and practical, poetic and symbolic—that are attached to them) I identify three main partitional “regions.” I use the term “region” to evoke the notion of an artistic territory, which can be characterized by a set of aesthetic and political tendencies and geographic, historic, material, and intellectual conditions. This paper seeks to trace the contours of these territories. Ultimately, I will show how partition has emerged as a major artistic object/concept that is connected to the predominant revivals and aesthetic and political questions that have shaped the performing arts from the turn of the twentieth century to the present.


Biographie / Biography

Julie Sermon. Source : https://editions-attribut.com/portfolio/julie-sermon/

Julie Sermon est Maître de conférence à l’Université Lyon 2, dramaturge et assistante à la mise en scène. Ces dernières années, ses recherches sur les écritures modernes et contemporaines, sur les renouvellements dramaturgiques et scéniques que ces formes impliquent, et sur la transformation du personnage en « figure » l’ont conduite à se pencher sur l’histoire, la poétique et l’esthétique des théâtres de marionnette. Elle est membre de l’équipe de recherche « Passage XX-XXI » (Lyon 2), et chercheuse associée aux groupes « Poétique du drame moderne et contemporain » et « Théâtres politiques » (Paris X). Elle a cosigné, avec Jean-Pierre Ryngaert, Le personnage théâtral contemporain : décomposition, recomposition (Éditions Théâtrales, 2006). Elle a également fait paraître, avec Yvane Chapuis, Partition(s) – Objets et concepts des pratiques scéniques (20 e et 21 e siècles) qui retrace l’histoire de l’émergence et les devenirs de l’appropriation de la « partition » dans les domaines extra-musicaux (théâtre, danse, performance).


Dr. Julie Sermon is a Senior Lecturer at Université Lyon 2, a playwright and an assistant director. In recent years, her research on modern and contemporary writings, on the dramaturgical and scenic renewal that these forms imply, and on the transformation of the character into a “figure” have led her to look into history, poetics and aesthetics of puppet theaters. She is a member of the research team “Passage XX-XXI” (Lyon 2), and a researcher associated with the groups “Poetics of Modern and Contemporary Drama” and “Political Theaters” (Paris X). She co-authored, with Jean-Pierre Ryngaert, Le personnage théâtral contemporain : décomposition, recomposition [The Contemporary Theatrical Character: Décomposition, Recomposition] (Éditions Théâtrales, 2006). As we wrote in the conference call, she also published, with Yvane Chapuis, Partition(s) – Objets et concepts des pratiques scéniques (20 e et 21 e siècles) [Partition (s) – Objects and Concepts of Stage Practices (20 th and 21 st Centuries)] which draws the history of the emergence and appropriation of the “score” in extra-musical domains (theatre, dance, performance).


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