Écrire l’œuvre au-delà du texte : études de cas / Writing Beyond the Text: Case Studies

Coordinated by / Coordonné par : Anne-Marie Ouellet

With / Avec : Mélanie Binette; Robert Faguy, Natalia Soldera & Thomas Rieppi; Louis Patrick Leroux et Alison Bowie; Guillaume Saindon

Une rencontre synchrone a eu lieu le 6 août à 13 h 30, heure de l’Est, sur la plateforme Zoom. Voir ci-dessous :

Vidéo, retour sur l’atelier Écrire l’oeuvre au-delà du texte : études de cas

Cette séance propose des incursions virtuelles dans des partitions dont la composition scénique déborde de l’écriture textuelle. Répondant aux impératifs d’une scène théâtrale complexe et décomplexée, les chercheur.e.s et créateur.trice.s participant.e.s réinventent leur façon d’écrire un spectacle afin de placer le dialogue entre les médiums comme composante intrinsèque d’une construction scénique. Ces démarches variées soulèvent des questionnements esthétiques, philosophiques mais aussi éthiques et pratiques. Le contexte socio-économique de création influant forcement sur notre façon de travailler et l’œuvre qui en résulte. De quelles façons et en quelles mesures, pouvons-nous faire évoluer le faire ensemble du théâtre pour déployer une plus grande ouverture aux langages qui s’entrechoquent et que nous ne maitrisons pas forcément?

Des traces perceptibles d’une écriture scénique pluridimensionnelle et des retours réflexifs sur ces démarches seront mis en consultation sur le site du colloque durant toute sa durée. Une séance publique de discussion virtuelle rassemblera les participant.e.s et s’articulera autour de ces questions :

  • Comment garder trace d’un dialogue entre le son, la lumière, le jeu, la vidéo ?
  • Comment transcrire l’espace laissé à l’imprévu, à l’indicible, au sensitif dans l’élaboration de l’œuvre ?
  • En sortant du traditionnel rapport texte et mise en scène, de nouveaux paradigmes esthétiques surgissent. Quelle nouvelle éthique de travail entrainent-ils ?
  • Quels sont les fossés entre les différents médiums ? Et, comment, l’écart fait-il faire embûche dans la création ou encore parvient-il à la revigorer ?

This workshop proposes a virtual foray into partitions in which stage composition transcends the written text. In response to the imperatives of a complex and uninhibited theatre scene, researchers and creators are reinventing their way of writing shows, with the hopes of positioning the dialogue between media as an intrinsic component of scenic construction. These varied endeavours raise aesthetic and philosophic questions, as well as ethical and practical ones. The socio-economic context of creation strongly influences our way of working and the resulting work produced. In what ways and to what degree can we evolve the “doing/making together” (faire-ensemble) of the theatre in order to create a greater openness to the different languages that collide within it, some of which we may not yet master?    

The perceptible traces of pluridimensional scenic writing will be explored throughout the duration of this conference. This virtual workshop will gather participants around the following questions:  

  • How can we trace the dialogue between sound, light, play, and video?
  • How can we transcribe the space left to the unpredictable, the unsayable, the sensitive, in the creation of a work? 
  • When we depart from the traditional relation between text and mise en scène, new aesthetic paradigms emerge. What new work ethics do these new paradigms produce? What gaps between media can be identified? And how do these gaps impede creation, or instead, reinvigorate it?

Prélude à une dérive créative : cas de figure d’écriture plurielle

Équipe de recherche-création : Robert Faguy, Natalia Soldera & Thomas Rieppi

La communication vise à rendre compte du processus d’écriture qui a été vécue au LANTISS à l’hiver 2020 lors d’une séance d’exploration collective combinant deux laboratoires-étudiants, une sorte de prélude pour un projet de recherche-création à venir : Dérives créatives : OUvLEsPOt. Ce nouveau chantier de travail cherche à explorer diverses dynamiques liées aux processus de création ayant cours lors de projets scéniques utilisant des modalités d’écritures plurielles. Il vise à faire jaillir les potentiels d’action, de connexion et d’interprétation pour chacun des éléments expressifs choisis (corps-médias-dispositifs-texte…) à travers divers types de projet (installation – performance avec des équipes à configuration variable – durée des processus – rapports aux technologies…). La partition devient ainsi un outil indispensable pour à la fois examiner la manière dont se créent des ensembles et des systèmes de relations entre les différents éléments, mais aussi à documenter l’évolution de la complexité d’écriture au fil d’un projet.

Lien vers la présentation:
Le document sera augmenté et remis à jour jusqu’à la date de présentation au début août.
https://view.genial.ly/5f0484126f81d00d98444997

Lien vers vidéo 360 de la résultante du projet:
Vous pouvez faire promener le point de vue avec les flèches en haut à gauche de l’écran.

Vidéo 360 de Prélude

Errances : architecture hantée et récits transtemporels multiples

Mélanie Binette

Errances version intemporelle – Mélanie Binette
Errances – Mélanie Binette
Loader Loading…
EAD Logo Taking too long?

Reload Reload document
| Open Open in new tab

Dans sa forme originelle, Errances est une performance in situ dans les corridors souterrains et l’Esplanade de la PdA, pour un∙e spectateur∙trice à la fois. Il s’agit de suivre Mélanie Binette main dans la main dans un parcours audio où elle entrecroise le récit intime du deuil de son père, décédé d’une crise cardiaque devant le Théâtre Maisonneuve en 2002, avec les récits sociohistoriques des événements qui ont marqué le site de la PdA depuis sa construction. L’écriture s’arrimait avec l’architecture du lieu, la mettait en lumière en y épluchant les différentes couches d’histoires enfouies sous son parquet. La voix de l’artiste n’était présente que sous forme médiatisée alors que son corps, sa main en particulier, avait une incarnation charnelle, tactile. Des écouteurs-micros binauraux rediffusaient en direct l’environnement sonore, de sorte que la voix enregistrée semblait éthérée, comme si elle flottait dans l’espace ou comme si l’artiste communiquait avec eux par télépathie, sans remuer les lèvres. La version présentée sous la pandémie proposait plutôt au public d’écouter la trame en solo, depuis leur quartier de confiné∙e. Des consignes précises quant au rythme de marche et au choix de parcours leur étaient communiquées sur une page web, qui servait de prologue à l’expérience.


Traduire, transposer et à répondre à Shakespeare : Hamlet sur le fil (2016)

Louis Patrick Leroux (Université Concordia) et Alison Bowie (Université Concordia)

Pour obtenir le mot de passe afin de visionner la vidéo, svp écrire à patrick.leroux@concordia.ca

Ce sera l’occasion de revenir sur le processus de création d’une forme courte sise entre le théâtre, le cirque contemporain et l’installation sonore, Hamlet sur le fil. L’auteur y a effectué la transposition de la pièce-monument du répertoire occidental en contexte circassien, constatant l’inévitabilité d’écritures multiples et leur adaptation constante, créant un palimpseste d’écritures et de partitions scéniques qui n’arriveront jamais à effacer tout à fait le texte des origines. Metteur en scène, traducteur, auteur, concepteur, les rôles se brouillent selon la logique et les mouvements du projet, à tel point que son créateur ne sait plus précisément distinguer les textes, textualités ou textures. Ce flou ontologique aura permis la création d’une œuvre hybride reposant à la fois sur le geste assumé du déséquilibre acrobatique et sur un soliloque canonique sur les acrobaties intellectuelles face à la recherche d’un équilibre. Il aura également permis d’envisager la figure d’Hamlet en funambule et en chercheur-créateur avant la lettre.

Équipe de création du projet :

  • Adaptation, mise scène : Louis Patrick Leroux
  • Assistante à la mise en scène, régisseure et dramaturg : Alison Bowie
  • Concepteur sonore et musicien : Joel Mason
  • Conseiller en acrobatie : Adrian Martinez
  • Fil de fériste : François Bouvier
  • Captation vidéographique : Catherine St-Arnaud
  • Co-producteurs : Louis Patrick Leroux et JF Bernard

Contexte de création :

Une commande de Shakespeare 450 Montréal ; une production de Resonance Lab (Concordia) avec la collaboration de l’École nationale de cirque de Montréal, MICC-Montréal Complètement Cirque et le Cirque Eloize. Création en juin 2016 au 1000 de la Gauchetière, Montréal. Reprise en juillet dans la cour de l’Usine C à l’occasion du Marché international de cirque contemporain.

Quelques images de mise en contexte :

Performance d’Hamlet sur le fil dans la cour de l’Usine C, dans le cadre de la rencontre internationale du Marché international de cirque contemporain lors de Montréal Complètement Cirque, juillet 2016.
Copie de répétition de la partition du texte avec annotations du metteur en scène.

Louis Patrick Leroux est Professeur titulaire et Vice-Doyen à la recherche à la Faculté des arts et des sciences, Université Concordia. Il est le directeur-fondateur du Groupe montréalais de recherches en arts du cirque. Il enseigne également l’histoire des arts de la scène à l’École nationale de cirque de Montréal depuis 7 ans et anime un séminaire international annuel en études circassiennes à l’Université Concordia. En 2017, il a été élu au Collège de la Société royale du Canada. Il a publié 13 livres de création et les ouvrages savants suivants : Contemporary Circus avec Katie Lavers et Jon Burtt (Routledge, 2019), Cirque Global: Québec’s Expanding Circus Boundaries, codirigé avec Charles Batson (McGill-Queen’s UP, 2016) et Le jeu des positions. Discours du théâtre québécois, codirigé avec Hervé Guay (Nota Bene, 2014) et Les formes populaires de l’oralité chez Victor-Lévy Beaulieu, codirigé avec Sophie Dubois (Nota Bene, à paraître).

Alison Bowie is a PhD Humanities Candidate at Concordia University. Her research (funded by FRQSC), supervised by Dr. Louis Patrick Leroux, focuses on the intersections of cultural language, dramaturgy, and memory studies in a Québec context. Alison achieved her MFA in Dramaturgy from the University of Massachusetts Amherst and her BA in History from Queen’s University. Alison has worked in the theatre industry for over ten years as an administrator and artist. She is currently an active theatre translator and dramaturg, works as a freelance web designer, and is CFO and front-end developer for Techne Creations Ltd.


Cabine/Traces : partition sensorielle pour un spectateur

Guillaume Saindon

Loader Loading…
EAD Logo Taking too long?

Reload Reload document
| Open Open in new tab

En 1948, au milieu du désert des Mojaves, est installée une cabine téléphonique, seule forme d’infrastructure à des kilomètres à la ronde. Après des décennies, elle sombre dans l’oubli. Cabine/Traces est une œuvre immersive pour un spectateur qui s’inspire de cette cabine. L’œuvre pose la question : quelles sont les traces que nous laissons derrière nous? Si l’histoire de la cabine téléphonique prête son contexte géographique à la conception immersive de Cabine/Traces, la dramaturgie de la pièce s’inspire quant à elle de la notion de collapsologie. Selon les collapsologistes, il serait possible de pronostiquer l’effondrement d’une société et sa succession. La cabine téléphonique se dressant au milieu d’un désert, artefact oublié d’une collectivité, devient ainsi symbole de l’effondrement. À partir de ces matériaux, l’équipe adopta une approche itérative à la création, l’objectif étant de créer une œuvre qui induit une réception expérientielle et sensorielle. Une démarche non linéaire avec de multiples phases d’évaluation permit d’évaluer fréquemment l’efficacité sensorielle des composantes conceptuelles et d’inclure tôt les concepteurs dans le processus d’écriture scénique. Le résultat est une partition réfléchie pour les sens.


Leave a Reply

Copy link
Powered by Social Snap